Aucun impact sur le goût, la couleur ou les appareils.
Le fer peut avoir deux origines : géologique (aquifères traversant des terrains riches en fer : schistes, argiles, zones de roches métamorphiques) ou anthropique (corrosion des canalisations en fonte ou en acier vieillissantes). Le fer géologique est du fer ferreux (Fe²⁺, incolore dissous) qui s'oxyde en fer ferrique (Fe³⁺, rouille visible) au contact de l'oxygène de l'air.
Sur 10 ans : min 0 µg/L (2017), max 16 µg/L (2023).
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Non, le fer à 3 µg/L est en dessous de la limite de 200 µg/L. La limite est fixée pour des raisons organoleptiques (goût, couleur) et non sanitaires. Le fer est même un minéral nutritif essentiel.
Les taches rouilles dans les baignoires, lavabos et WC sont le signe classique d'un excès de fer. Le fer ferreux dissous (invisible dans l'eau) s'oxyde en fer ferrique au contact de l'air, précipitant sous forme d'hydroxyde ferrique brun-rouille. Ces dépôts se dissolvent facilement avec de l'acide citrique ou du vinaigre blanc.
Oui, absolument. Les canalisations en fonte (présentes dans de nombreux immeubles construits avant 1970) se corrodent progressivement et libèrent du fer dans l'eau. Ce phénomène est amplifié par une eau acide (pH bas). Si le problème est localisé à votre immeuble (voisins non affectés), c'est probablement l'origine interne. Laissez couler l'eau 30 secondes le matin pour purger l'eau stagnante dans les tuyaux.
Non. L'ébullition n'élimine pas le fer : elle le concentre même légèrement en réduisant le volume d'eau par évaporation. Seule la filtration physique (filtre déferriseur, osmose inverse) ou la décantation après oxydation permet de réduire la teneur en fer.
Oui, nettement au-delà de 100-150 µg/L. Le fer donne une note métallique ou astringente qui peut masquer les arômes fins du café ou du thé. Les baristas recommandent d'utiliser une eau pauvre en fer pour les préparations de café de spécialité.