Résiduel très bas : eau souterraine naturellement propre ou réseau court. La sécurité est assurée par d'autres moyens.
Le chlore est ajouté en station de traitement pour éliminer les bactéries, virus et parasites présents dans l'eau brute, et surtout pour maintenir une protection résiduelle dans le réseau jusqu'au dernier robinet. Sans ce résiduel, des bactéries pourraient se multiplier dans les tuyaux lors des temps de séjour longs. C'est la principale barrière sanitaire depuis plus d'un siècle.
Sur 9 ans : min 0 mg/L (2017), max 0.01 mg/L (2016).
Sur 9 ans : min 0 mg/L (2017) · max 0.01 mg/L (2016). Le chlore varie selon la saison (plus élevé en été) et les pratiques de la station de traitement. Variation notable de 100% sur 10 ans, ce qui peut refléter un changement de traitement.
Chlore résiduel · grandes villes + Saint-Savin
Non. Le chlore est utilisé pour désinfecter l'eau potable depuis 1904. Les niveaux résiduels autorisés en France sont sans risque sanitaire reconnu. L'OMS considère que les bénéfices de la désinfection (élimination des maladies hydriques) dépassent largement les risques potentiels des sous-produits de désinfection aux concentrations habituelles.
Très simplement : laissez reposer l'eau dans une carafe ouverte au réfrigérateur 30 à 60 minutes. Le chlore est un gaz dissous : il s'évapore naturellement sans aucun équipement. Alternativement, un filtre à charbon actif (carafe Brita, filtre sous évier) l'élimine immédiatement. Le stockage à froid ralentit la décomposition naturelle du chlore.
Deux raisons : la chaleur accélère la dégradation du chlore dans les canalisations, obligeant les exploitants à en ajouter plus pour maintenir un résiduel suffisant au robinet. De plus, la chaleur augmente la réactivité chimique du chlore avec les matières organiques, formant plus de sous-produits odorants (trihalométhanes). Le goût de chlore estival est donc normal et ne signifie pas que l'eau est moins sûre.
Non, pas tous. Le chlore est très efficace contre les bactéries et la plupart des virus. En revanche, certains parasites comme Cryptosporidium parvum y sont résistants : leur élimination nécessite une filtration physique (ultrafiltration, rayonnement UV). La réglementation française impose des étapes de traitement complémentaires pour les eaux de surface traitant ces organismes résistants.
Oui, le chlore (et les chloramines) sont toxiques pour les poissons même à de faibles concentrations. Pour déchlorurer l'eau avant de remplir un aquarium : laisser reposer l'eau 24h à l'air libre (le chlore libre s'évapore mais pas les chloramines), ou utiliser du thiosulfate de sodium (en animalerie), ou un filtre à charbon actif. L'osmose inverse est la solution la plus fiable.
Les trihalométhanes (chloroforme, bromodichlorométhane...) sont des sous-produits de la chloration formés quand le chlore réagit avec des matières organiques naturelles présentes dans l'eau. La norme française limite la somme des THM à 100 µg/L. Des études épidémiologiques associent une exposition à long terme à des THM élevés à un risque légèrement accru de cancer de la vessie, mais le risque reste très faible comparé aux bénéfices de la désinfection. Boire de l'eau en carafe (le chlore s'évapore, les THM aussi en partie) réduit l'exposition.